
Le pichet Haws ne ressemble à aucun autre. Forme tronconique, manche cintré, couleurs vives qui traversent les décennies sans dater : c’est l’un des rares objets utilitaires devenus pièces de collection. Posé sur une étagère, il fait scène ; rempli de fleurs, il devient vase ; servant de l’eau à table, il transforme un dîner ordinaire en moment soigné.
Haws : 130 ans d’arrosoirs et de pichets
La marque britannique Haws fabrique des arrosoirs et des pichets en métal émaillé depuis la fin du XIXe siècle. Conçus à l’origine pour les jardiniers professionnels, leurs objets ont gagné les intérieurs au fil du temps, séduisant d’abord les designers, puis le grand public sensible au beau utilitaire.
Le secret de la marque : ne rien changer. La forme du pichet Haws de 2026 est rigoureusement identique à celle de 1900. Les couleurs (vert pomme, rouge cerise, bleu canard, noir mat) sont des classiques qui ne se démodent jamais. Cette stabilité crée la valeur, c’est l’inverse du marketing produit moderne.
Les couleurs du pichet Haws : quel choix selon votre intérieur
Le pichet vert
Le grand classique. Un vert pomme franc qui rappelle l’émail des cuisines des années 50. À choisir pour une cuisine claire (mur blanc, plan de travail en bois) où il apportera la touche de couleur. À éviter si la cuisine est déjà très colorée, il se perdrait dans le bruit visuel.
Le pichet rouge
Plus affirmé, presque iconique. Rouge cerise, mat ou légèrement satiné selon les éditions. Parfait sur un mur blanc, dans une cuisine épurée. Effet « pop d’art » assumé. À éviter pour les intérieurs très tamisés ou monochromes.
Le pichet noir
La version contemporaine. Noir mat profond, ligne sobre. Pour les cuisines design (béton ciré, marbre, inox brossé). Plus discret, plus élégant, moins fun.
Le pichet bleu
Bleu canard ou bleu pétrole selon les éditions. Couleur plus sophistiquée qui s’associe bien aux bois clairs et aux gris perle. Bon compromis entre le pop et le sobre.
Les usages d’un pichet Haws
Servir de l’eau à table
L’usage premier. Un pichet rempli au robinet, posé au centre de la table, change immédiatement la perception d’un repas. On boit plus, on partage plus, on ressent qu’il y a une attention. Comparé à la bouteille d’eau en plastique posée brutalement, c’est le jour et la nuit.
Pour amplifier l’effet : glisser quelques tranches de concombre, des feuilles de menthe, ou une rondelle de citron. L’eau prend du parfum sans devenir sucrée, habitude japonaise transposable.
Comme vase à fleurs sauvages
La forme tronconique du pichet Haws accueille parfaitement les fleurs sauvages cueillies au marché ou dans un champ : marguerites, ombelles, branches d’olivier, herbes folles. Pas besoin de couper en biais avec précision, la profondeur du pichet maintient les tiges naturellement.
Le résultat est plus authentique qu’un bouquet calibré : la matière colorée du pichet dialogue avec le végétal, créant une composition vivante.
Comme porte-ustensiles en cuisine
Spatules, fouets, louche, presse-purée : les ustensiles de cuisson regroupés dans un pichet posé sur le plan de travail. Plus joli qu’un range-ustensile générique, et l’usage est aussi pratique.
Comme objet déco posé sur une étagère
Vide, simplement posé sur une étagère en cuisine ou un buffet, le pichet est déjà beau en lui-même. Pas besoin de l’utiliser pour qu’il joue son rôle.
Pourquoi le pichet Haws dure si longtemps
L’émail vitrifié de Haws est l’un des plus résistants du marché. Quelques caractéristiques :
- Pas de plomb : sans danger pour usage alimentaire (contrairement à certaines fabrications historiques).
- Résistant aux chocs thermiques : on peut passer du froid au tiède sans craindre la casse de l’émail (mais on évite le très chaud direct).
- Non-poreux : l’émail ne retient pas les odeurs ni les colorations, l’eau du robinet n’y laisse pas de trace de calcaire visible.
- Stable aux UV : la couleur ne ternit pas même posé près d’une fenêtre ensoleillée toute l’année.
Un pichet Haws acheté en 2010 a strictement la même apparence en 2026 si on l’a entretenu correctement. C’est rare dans cette gamme de prix (35-60 €).
Entretien : trois minutes par mois
L’émail demande peu d’attention :
- Lavage à la main avec une éponge douce + liquide vaisselle. Pas d’éponge verte abrasive (qui à terme raye l’émail).
- Pour le calcaire à l’intérieur : un peu de vinaigre blanc tiède, laisser agir 30 minutes, rincer abondamment. À refaire tous les 3 mois.
- Le lave-vaisselle est déconseillé. Possible occasionnellement, mais à terme l’émail externe peut se ternir.
- Pour les éclats (un pichet tombé qui s’écaille au bord) : utiliser une résine émail de réparation (mercerie, petit pot de 5 €). Le résultat est invisible si on prend son temps.
Combien de pichets faut-il ?
Le piège : ne pas en avoir assez ou trop. Pour une famille standard :
- Un pichet 1 L pour le quotidien (table de 4 personnes, jus, eau aromatisée).
- Un pichet 1,5 L pour les repas avec invités.
- Un mini-pichet 0,3 L pour les vinaigrettes et sauces, ou comme vase à fleurs.
Trois pichets en deux ou trois couleurs différentes, et on couvre toutes les situations. Au-delà, on accumule sans usage réel.
Le pichet Haws en cadeau
Excellent choix pour une crémaillère, un mariage, ou simplement « merci pour ce dîner ». Quelques règles :
- Choisir une couleur sobre (noir, vert ou bleu) si on connaît mal l’intérieur du destinataire. Le rouge est plus difficile à intégrer.
- L’emballage compte : enveloppé dans du papier kraft + une étiquette manuscrite, c’est sobre et plus chic qu’un papier brillant.
- Compléter avec une fleur : une rose, un dahlia, glissés directement dans le pichet emballé. L’effet à l’ouverture est immédiat.
Pour qui cherche un cadeau utile, beau, qui dure des décennies et qui ne tombe jamais dans le banal, le pichet Haws coche absolument toutes les cases.